Grégocentrique

Un mec en slip c'est toujours marrant.

Grégocentrique est un site avec des grosses écritures orange, des BD, des photomontages absolument géniaux et un blog sans intérêt mêlant maladroitement introspection contemplative et volonté d’affirmation de ma personalité numérique.

Blog : Paie ta vie

Bonne année 2013 !

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OUAICHE. Premier billet de l’année dans lequel je vais m’efforcer de ne pas excuser l’absence totale d’activité ici parce que marre des blogs qui ne font que ça mais je promets rien.

ALORS DÉJÀ BONNE ANNÉE OUER, parce que ça faisait longtemps que je voulais vous le dire j’ai aucun respect pour le 31 janvier je connais même pas cette date. ALORS OUAIS DES MAJUSCULES PARCE QUE C’EST ÇA L’ESPRIT DE 2013 LES GARÇONS.

Le Déménagement

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(DISCLAIMER : Attention la rubrique Paie ta vie est utilisé exclusivement à des usages de paiement de ma vie.)

Dans un peu moins de 36 heures maintenant arrivera l’heure du déménagement.

Mais attention, pas n’importe quel déménagement. Pas le petit déménagement d’un appartement à un autre deux rues plus loin.

Non, le genre de déménagement qui te fout un grand coup de TU LE SENS LE TEMPS QUI PASSE dans la gueule.

Le genre de déménagement qui te transforme, de jeune trentenaire urbain s’accrochant désespérément au peu de cool qu’il lui reste depuis qu’il s’est marié et reproduit, au bon père de famille sans histoire ah non vraiment on aurait jamais pu imaginer qu’il fasse quelque chose de si horrible.

Le genre de déménagement qui te fait franchir une étape de plus dans le parcours de Monsieur Tout-le-monde que tu prends pourtant bien garde d’emprunter.

Le genre de déménagement qui te rappelle la désagréable sensation des pages qui se tournent.

Le déménagement qui t’emmène dans une jolie maison en banlieue. (cc @problm_de_riche).

Je ne doute pas une seule seconde que la vie en banlieue ne sera pas formidable, agrémentée de ses barbecues dans le jardin et de ses balades en vélo, et puis bon le choix bien que délicat a été mûrement réfléchi, mais là pour le moment je vois surtout six ans de vie tranquille et snobe en centre ville, soit un jour sur cinq de mon existence, auxquels je dois dire adieu.

Le charme discret de la vie en centre ville

Mais je sais ce que vous allez me dire : « À quand la prochaine BD ? »

Bientôt.

Bientôt.

Les 24 heures de la BD

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J’ai participé mardi et mercredi dernier (pas hier, ceux de la semaine d’avant) aux 24 heures de la BD pour la première fois. Je voulais faire un petit retour à chaud, puis je n’ai pas eu le temps, alors j’ai voulu faire un petit retour à tiède le lendemain, puis je n’ai pas eu le temps et finalement je prends vingts minutes pour faire un retour bien à froid aujourd’hui.

ET BIM

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Maman me dépose à l’école j’ai pas envie je pleure mais à la récré on s’échange des panini des chevaliers du zodiaque le midi on va au CDI et le soir c’est Olive et Tom dehors il fait nuit on part en vacances et on m’envoie en colo j’ai mon brevet et on rigole bien au lycée le bac finalement c’est facile il fait très froid je rentre dans la fac parce que je sais pas trop où aller d’autre j’essaie l’informatique ça me plaît du coup on co-voiture pour aller à Mont-Saint-Aignan c’est ma première nuit dans mon appartement au bord de l’eau à Caen mais je reviens vivre à Rouen on achète un appartement j’aurais dû faire de la BD ou de la com en fait on s’amuse beaucoup à notre mariage notre fils naît je suis travailleur indépendant.

J’ai 31 ans.

Le temps passe vite.

Ce jour-là

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Ce jour-là je passais la soutenance de mon tout premier stage en entreprise. Pour la première fois de ma vie, j’avais travaillé pendant l’été entier. Cette soutenance marquait donc le début de quinze jours de vacances avant la rentrée universitaire. Fraichement célibataire, j’envisageai l’avenir le cœur et l’esprit léger.

Je soutins pendant une vingtaine de minutes, à propos de plein de grandes idées sur la meilleure façon de travailler en entreprise et sur ce que j’avais – à l’époque, et mal – compris du PHP.

C’est en sortant que je lu ce texto de Naguib, qui, ne faisant jamais dans la demi-mesure, m’annonçait ni plus ni moins que la troisième guerre mondiale avait commencé. Je le rappelai aussitôt, et il m’invitait à le rejoindre chez Gabriel où ils préparaient leurs propres soutenances.

Il était quinze heure trente.

Je redescendis vers le centre-ville dans ma Clio Bebop. Je trouvai rapidement une place, comme d’habitude.

Alors que je marchais vers chez Gabriel, je me demandais si les passants que je croisais savaient. Étaient-ils au courant? J’avais envie de leur annoncer l’Apocalypse. Je n’en fis rien.

Nous passâmes avec Naguib et Gabriel le reste de l’après-midi devant la télévision, vivant les derniers drames en direct live. Nous n’en croyions pas nos yeux. Pendant peut-être deux heures, une foule d’informations contradictoires se succédèrent. Avec le recul il est facile de dresser la chronologie des évènements. Sur le moment, c’était simplement le chaos. Nous ne savions pas si c’était le début de quelque-chose de plus grand, si c’était terminé, quand tout ça allait s’arrêter. Ce n’était pas déjà le résumé du vingt heures. C’était le direct. C’était effrayant.

Gabriel avait préparé des petits gâteaux sucrés, ils étaient délicieux.

Je pris conscience ce jour là que l’histoire du monde continuait de s’écrire, qu’elle ne s’était pas arrêtée avec l’apparition de notre génération.

Il y a des évènements planétaires qui réunissent le monde entier devant la télévision. J’aurais tellement aimé assister au premier pas d’Armstrong sur la Lune, à la place.

Depuis mon Nokia 3210, j’envoyai un texto à ma sœur, alors au lycée, pour l’informer de l’évènement. J’entrai ainsi dans l’ère de l’information sociale en temps réel.

Un coup de fil à Tonio, alors engagé dans l’armée, ne m’appris rien de plus. Pas de scoop à partager.

Quand l’hystérie retomba, je rentrai chez moi.

Je trouvai mes parents à peine arrivés du travail et devant la télé, médusés. Nous terminâmes la journée devant le flux ininterrompu d’images.

Après manger, je me connectai sur Internet à l’aide du modem familial. Essayant au maximum d’économiser le temps de connexion, je me rendis sur le forum que je fréquentai alors, consacré à la modélisation 3D de personnages d’Unreal Tournament. Beaucoup d’américains y participaient. Certains se demandaient si untel ou untel n’avait pas été directement touché.

Parmi tous les messages du forum, il s’en trouve un qui me marqua particulièrement, peut-être parce que c’est à sa lecture que je réalisai que le monde avait définitivement changé. Il disait :

I remember it was bright and sunny the last day of the old world.

L'indépendance

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Beaucoup le savent déjà, mais comme c’est une étape importante dans ma vie je préfère la consigner ici histoire d’être sûr que tout l’Internet soit au courant.

J’ai quitté mon travail et je deviens concepteur web indépendant.

Je commence demain.

La réussite professionnelle, tout simplement.

Ça peut paraître soudain, mais en fait ça ne l’est pas du tout. Qui me connaît sait que l’idée m’a toujours trotté dans la tête, et j’ai pris la décision il y a presque deux ans. J’ai alors commencé à économiser.

J’ai demandé un congé création d’entreprise d’un an. Et après avoir repoussé l’échéance plusieurs fois pour diverses raisons, elle a fini par arriver.

Je suis bien sûr un peu inquiet face à l’inconnu, mais je ressens aussi cette excitation tellement plaisante propre à la nouveauté.

Je vous tiens au courant.

Bonne année 2011

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Janvier 2011 laisse filer ses derniers instants. Quel meilleur moment pour moi pour vous souhaiter une bonne et heureuse année 2011? Enfin, un peu mieux que la dernière fois?

Bonne année à tous les Grégonautes donc (ah oui au fait, ce terme est adopté). Je vous souhaite à tous d’obtenir en 2011 ce que vous souhaitez le plus, et particulièrement ce qui vous semble impossible. Beaucoup de choses paraissent impossibles alors qu’elles ne sont qu’improbables. Et il existe des tas de façons de se jouer des probabilités. Y compris certaines qui n’incluent pas l’usage d’un pouvoir psychique.

Je tiens aussi à vous remercier pour vos visites régulières, y compris ceux de l’ombre qui ne commentent jamais. Je vois bien votre nombre augmenter sur Google Reader. J’espère juste que vous êtes des vrais gens.

Même si ce blog reste confidentiel (ce qui me satisfaisait tout à fait par le passé), j’ai entrepris en 2010 de le mettre en peu plus en avant. Ce n’est pas forcément mon fort, mais j’ai réussi à glaner quelques nouveaux lecteurs au cours des six derniers mois et j’ai eu plusieurs retours très encourageant. Oui parce que bon, après trois heures en moyenne passées sur une planchette, je peux vous assurer que je ne la trouve plus du tout marrante.

En 2010 j’ai toujours manqué de temps pour sortir régulièrement des planchettes (pour beaucoup de raisons), mais je garde la foi pour 2011 et vais essayer de me tenir à au moins deux par mois (oui c’est raté pour Janvier, vas-y c’est bon). Cela peut paraître peu, mais j’ai d’autres priorités pour le moment.

Je me suis en effet fixé pour objectif de me lancer d’ici quelques mois dans la grande aventure de l’indépendance professionnelle et de porter des chemises tous les jours. J’ai passé les soirées des dernières semaines à préparer mon futur portfolio en bossant un peu en ma qualité d’auto-tamponneur.

Vous l’aurez compris, j’écris surtout ce billet pour pouvoir revenir le lire dans un an et constater où j’en serai arrivé.

Oui parce qu’en fait j’aime beaucoup aller relire d’anciens billets. Mais comme je n’en écris plus trop, mon moi du futur sera bien ennuyé, même si je l’espère il aura une voiture volante et le tri sélectif en centre ville.

Merci d’avoir lu jusqu’ici ce billet très premier degré sans image, qui vous était présenté par la Journée nationale du premier degré sur Internet, qui se tiendra le 11 février prochain sur l’Internet.

PS : Ah ah je vous feinte bien je décale l’heure du billet a posteriori pour qu’il soit bien en janvier.

Trente

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On la redoute depuis le premier jour de ses vingt ans.

Elle n’a aucune existence propre.

Aucune matérialisation physique.

Elle n’est qu’un symbole, qu’une vue de l’esprit.

On se rassure comme on peut, elle est tellement loin.

Et pourtant, les années passent et nous entrainent irrémédiablement vers Elle.

Elle est le précipice s’ouvrant sous le plongeoir de la jeunesse.

La Trentaine.