Vous pouvez donc voir ma participation aux 24 heures la BD ici.
La contrainte était comme tous les ans de réaliser 24 planches (dont la couverture et la quatrième de couverture) en 24 heures, du mardi 15h au mercredi 15h.
De plus, cette année, la contrainte spécifique était de placer les trois récitatifs suivants :
- “Surgissant soudain” dans le premier tiers de la BD.
- “Et à la fin” dans le deuxième tiers.
- “Elle s’interrompt brusquement” dans le dernier tiers.
J’en ai profité pour apprendre ce qu’était un récitatif, c’est le petit bloc de texte souvent situé en haut à gauche qui est censé aider à la compréhension de l’histoire.
Une contrainte finalement assez ouverte, donc.
L’expérience fût très enrichissante, c’est la première fois que je me lançais dans une BD à réaliser dans un délai imparti. Du coup, j’ai dû faire des choix.
Le contexte et le scénario tout d’abord, peu de temps pour en décider. Après avoir hésité avec un concept à base d’opéra (les récitatifs à la base son des termes d’opéra), je suis finalement parti sur le monde de l’entreprise, source quasi-inifinie de rires et de moqueries. Je me demande si ce n’est pas un thème fétiche chez moi d’ailleurs. Comme c’était l’occasion de tout donner, je n’ai pas lésiné sur les incohérences, au risque peut-être d’en faire trop. Mais bon, sur le moment, si ça me faisait rire, je le mettait. Ça me fait penser que Phlippe le surimi est issu d’une première idée de scénario, où il était question de sauver un récitatif de corail, comme quoi.

J’ai ensuite dû me limiter niveau finition. Mon niveau m’interdisait de prendre le temps de coloriser. J’ai été pas mal ennuyé par mes points faibles aussi (il faut vraiment que je m’entraine à dessiner des chevelures féminines). Et à la fin, je dessinais directement au stylo.
Niveau temps, j’ai fini tout juste les 22 pages, les ai postées à 14h57 avant de bâcler une couverture et une quatrième absolument minables, mais hé, elles sont là au final. Sur la fin de l’histoire j’ai dû ruser et sacrifier le contenu des dernières pages, en trouvant une justification scénaristique. En fait, j’étais parti sur des pages beaucoup trop chargées au départ (Les trois premières m’ont pris un temps fou). Ces 24 heures n’ont pas été sans me rappeler certains projets informatiques auxquels j’ai pu participer (ne suivez pas mon regard, il y en a eu plein, je suis sûr que pour vous aussi).
Je m’étais en plus réservé quelques heures de sommeil. Dès 21h30 le mardi soir, la fatigue se faisait sentir, sans compter la solitude. Heureusement je trouvais régulièrement quelques messages d’encouragement sur Twitter ou Facebook, ça m’a quand même bien aidé moralement.
Finalement, le plus dur a peut-être été la phase de descente une fois le temps imparti terminé, quand j’ai cessé toute activité. Et puis quand j’ai commencé à regarder ce que les autres participants avaient fait, Boulet le Stakhanov de la BD en tête, j’ai commencé à me dire que je n’étais qu’un minable, une pauvre merdre qui ne sortirait jamais rien de bien. Heureusement, après une bonne nuit de sommeil, j’ai relativisé. Je ne suis qu’un amateur, je me suis fait plaisir, j’ai fait plaisir, j’ai donné ce que je pouvais, c’était mes premières 24h et je ferai mieux l’année prochaine.
En tous cas, ça m’a montré que je pouvais être productif en BD et m’a bien donné envie de me lancer dans des histoires plus longues, en noir et blanc dans un premier temps.
TL;DR :
C’était fatigant mais enrichissant. J’ai dû faire des sacrifices en qualité. Je me suis bien amusé. Il faut que j’apprenne à dessiner les cheveux des femmes.
Je ferai mieux l’année prochaine. J’ai envie de faire des histoires plus longues plus régulièrement.
Commentaires vides de sens (7)
Pierre
Le 02.02.2012 à 10h47 #
2goldfish
Le 02.02.2012 à 10h58 #
Grégo
Le 02.02.2012 à 13h34 #
Agathe
Le 02.02.2012 à 19h07 #
manu
Le 05.02.2012 à 14h02 #
Loesha
Le 08.02.2012 à 11h00 #
Grégo
Le 08.02.2012 à 21h06 #