Walking Dead
Je ne suis pas ce qu’on pourrait appeler un fan de zombies. Il m’a donc fallu faire un certain effort d’ouverture d’esprit le jour où j’ai acheté le premier tome de Walking Dead. Mais bon, j’en avais tellement lu et entendu de bien un peu partout, que je me devais de lui donner sa chance.
Ce n’est pourtant pas le Tome 1 qui m’a rendu accro. Non. Le tome 1 m’a juste emmené doucement vers le tome 2. C’est de ce dernier et du suivant qu’est venue ma dépendance.
Un tome de Walking Dead, c’est du costaud. 130 pages. Noir et blanc. C’est long à lire, parfait pour se poser dans le canapé les samedi après-midi pluvieux. C’est riche. Robert Kirkman, le scénariste, explique qu’il veut faire “un film de zombie qui ne finit jamais”. On pourrait donc penser que l’histoire va principalement tourner autour des zombies, mais elle parle avant tous des personnages. De leurs relations, de leurs psychologies et des actes qu’ils doivent perpétrer pour survivre. Cet aspect complexe du scénario et de la narration rappelle beaucoup les recettes de série télé (américaines bien sûr). Surtout que toujours d’après l’auteur, “No one is safe – personne n’est à l’abri” (Oh non, pas lui! Oh non, pas elle!). Et ça fonctionne. Terminer un tome de Walking Dead est une chose horrible qui vous pousse irrémédiablement à aller acheter le suivant. J’ai d’ailleurs commencé par les acheter un par un, puis par deux, et j’ai terminé par les trois derniers d’un coup.

J’aurais aimé rassurer les âmes sensibles en annonçant que le côté gore classique associé aux zombies est laissé de côté. Si c’est vrai dans les premiers tomes, la nature humaine rattrape bien vite l’histoire et on tombe dans l’ultra violence dans le tome 5 et 6. Ça se calme un peu par la suite, mais rien ne sera plus jamais pareil, et on s’attend ensuite à tout. Ce qui est assez génial, c’est que le lecteur lui-même souhaite cette violence, jusqu’au moment où elle arrive et qu’il regrette finalement de l’avoir souhaitée. Je ne vous en dis pas plus, je n’ai pas envie de vous dévoiler davantage l’intrigue. Pour vous donner une idée, j’en ai fait des cauchemars la nuit, et j’ai appris récemment que je n‘étais pas le seul (la flippette en question se reconnaîtra).
Vous l’aurez compris, Walking Dead c’est mon gros coup de coeur de la fin de l’année (oui je voulais écrire ce billet en 2009). À tel point que je n’ai inséré aucun jeu de mot naze dans ce billet.

Commentaires inutiles (3)
Pierre
Le 11.01.2010 à 21h55 #
Loesha
Le 11.01.2010 à 23h47 #
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